dimanche 8 novembre 2015

Restaurateur  de Mobiliers du XVIIème au XXème siècle , au service de techniques séculaires.

Natif du Pas de Calais, Guislain Poiteau a obtenu son diplôme en Belgique dans la prestigieuse école de l'Institut Saint-luc Tournai.

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 l'Institut Saint-Luc, situé à Ramegnies-Chin en Belgique, a fêté ses 125 ans en 2014

 J'ai suivi un apprentissage chez Monsieur Georges DUMORTIER  Ebéniste d'Art restauration de meubles anciens  à Roubaix) .  C'est à Paris que j'ai continué mon chemin en travaillant chez REINOLD Fils (restauration de meubles anciens, antiquités, fournisseur du Mobilier National et des musées ) et chez Alain De LAVALADE, Maître Ebéniste (expert près de la Cour d'Appel de Paris, antiquaire et restauration ) où j'ai pu ainsi parfaire ma formation.

au salon des Tuilerie ce dimanche


Détail de marqueterie - le salon du Patrimoine

Ange a califourchon.


 le salon du Patrimoine est le rendez-vous d’affaires du secteur. Après 20 ans d’existence, le salon confirme sa place de carrefour économique et de vitrine d’excellence du patrimoine où près de 350 exposants vont de nouveau se réunir pour vous faire découvrir, apprécier et partager leur passion : la sauvegarde et la préservation de notre patrimoine culturel. ♦ Pendant 3 jours, du 5 au 8 novembre prochain, la 21ème édition ouvrira ses portes sur la thématique : « Patrimoine et modernité. Un sujet qui s’attache à mettre en avant les entreprises qui protègent et restaurent notre riche patrimoine. 

Deux singes fumant

Enfant sautant à la corde

Cartel







La Galerie l'Astree


Pierre Ramond 1935 - 2015

Nous venons d’apprendre que Pierre Ramond Professeur Emérite de l’Ecole Boulle et de Paris IV Sorbonne,et  de l'école du patrimoine n'est plus.


les deux frères Ramond

Il était né à Sorèze en 1935 sa mère était Sorézienne, son père Revélois. un frère René, il a été élève à l'abbaye- école de 1945 à 1949.   Pendant quatre ans, Pierre Ramond , étudiant, fait partie d'une équipe d'acrobatie en moto ; il a travaillé, entre 21 et 25 ans, pour le journal « L'Equipe » en tant que motard.       


Pierre Ramond est « monté » à Paris où habitaient ses parents après avoir passé un an et demi à l'atelier Metge, à Sorèze. Il a ensuite rejoint « comme modeste ouvrier » l'atelier de marqueterie le plus réputé du faubourg St-Antoine, Rosenau, spécialiste du tableau et du portrait. « Là, j'ai découvert un art. Jusqu'à là, j'avais vu des petites fleurs marquetées, là je découvrais des paysages, des portraits, un développement que je ne connaissais pas. » Il s'installe ensuite à son tour.
Peu de temps après, le directeur de l'école Boulle lui demande d'enseigner. « Je ne m'attendais pas du tout à faire enseignant », précise celui qui en a fait ensuite son métier pendant des années. 1969 : il intègre Boulle ; la date marque aussi le retour de la marqueterie, « demandé à la suite de Mai 68 », alors que l'enseignement avait été abandonné. (nommé professeur titulaire en 1978)

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l'atelier de l'école Boulle
- Tome I - Des origines à Louis XIV Les Chefs des Marqueteurs
- Tome II - De la Régence à nos jours Les Chefs des Marqueteurs
- Tome III - Marqueteurs d'exception
Son livre de référence sur la marqueterie d’art, sept fois réédité depuis 1977:MARQUETERIE et ramond

   Puis c'est un doctorat en histoire de l'art qu'il acquiert en 1979. Lors de la soutenance de sa thèse, deux ministres (dont Jacques Barrot) assistent à l'examen.
La Sorbonne l'appelle alors pour enseigner. Ce qu'il fera, non pas en tant que prof titulaire, mais à l'occasion d'un cours hebdomadaire tous les jeudis matin. Une proposition qui l'a d'abord impressionné: « je ne suis pas un intellectuel, je suis plus fier d'être un exécutant et de savoir travailler de mes mains.J'ai écrit des bouquins mais je connais mais limites », disait-il modestement.
 Il fut président du Jury de Marqueterie pour le concours de la « Meilleurs Ouvriers de France », des conférences et de nombreux voyages pour créer des écoles de la marqueterie à Montréal et à la juge Paul Getty Museum en Californie.
Il donna des colloques sur la marqueterie, en anglais, à l'université anglaise de Hight Wycombe.

La marqueterie a-t-elle un avenir? Oui, répondait-il. « Il y a beaucoup de désigners qui s'y intéressent ». Et le professeur compte beaucoup sur les jeunes élèves « qui ont un esprit nouveau et qui vont renouveler l'art ».

Soufrant de maladie, il s'est éteint à l'age de 80 ans - les obsèques religieuses ont eu lieu le 29 octobre 2015

source bio : ladepeche

dans nos coeurs pierre-ramond