jeudi 18 juin 2015

Il y a deux siècles pour les concepteurs de marqueterie à Paris, comme dans d'autres villes européennes au cours de la seconde moitié du dix-huitième siècle, ébénistes de moyens modestes devaient compter sur des gravures vendus par les vendeurs d'impression tout au long du ville.
Celles-ci pourraient être des portraits, religieuses, historiques ou mythologiques. Arrangements botaniques étaient très populaires. Livres contenant des plaques d'ornements, des vases et des trophées destinés aux concepteurs étaient également disponibles. Les fabricants de meubles les plus efficaces seraient acheter des tableaux  pour leur usage exclusif. Jean François Oeben, une maîtrise en 1761, avait une grande collection de peintures au moment de sa mort dont son artiste préféré était le peintre floral, Louis Tessier. David Roentgen employé le peintre allemand Januarius Zick pour ses conceptions de l'allégorie. Le secretaire  ci-dessous a marqueterie provenant des gravures de L'Art du Menuisier par André Jacob Roubo publiés en 1774. En regardant les photos, on peut dire qu'elle a été faite par un minor-artisan pour un usage personnel et très probablement exempté de la Guilde Paris, Société des Menuisiers-ébénistes .

                               

 Il a été fait dans environ 1775. Notez que les portes se chevauchent la surface extérieure du bureau. Cette fonction n'a pas été utilisé par les principaux artisans de l'époque qui a pris un soin particulier à cacher charnières. Je suppose que la marqueterie inspiration est où vous trouver et cet artisan ne avait pas à chercher loin.


                                 

vase à godrons sur piédouche dont on retrouve des modèles semblables en marqueterie sur les cabinets de Pierre Gole et un dessin de parterre reprenant le même genre de vase à godrons avec les feuillage encadrant de part et d'autre. Cette gravure dut inspirer nombre d'ébénistes ou marqueteurs.  Un petit cabinet conservé au musée de Saint-Denis est marqueté du même type de vase

source http://marquetrytime.blogspot.fr/

samedi 6 juin 2015

atelier de Nicolas Delaunay , Lustre « à la Renommée », vers 1678




Ce lustre faisait partie d’une paire originellement placée dans les salons de Mercure et d’Apollon. Chacun d’eux fut transporté ultérieurement dans les salons de la Guerre et de la Paix. Ce dessin est conforme à la description du lustre dans l’inventaire du mobilier de la Couronne : on reconnaît en effet les termes de femmes portant des bobèches ou encore la couronne royale portée par les trois petits Amours.


source :

Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles

mercredi 3 juin 2015


Cabinet « au singe », après 1683, estampe. Versailles,

Fig. 10 : Cabinet « au singe », après 1683, estampe. Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, MV 9614.

© RMN-Grand Palais (Château de Versailles)



 Une des deux estampes qui sont les seuls tirages connus de cuivres représentant les deux célèbres cabinets réalisés pour Louis XIV à l’atelier des Gobelins par l’ébéniste Domenico Cucci. Achevés probablement en 1682, ils sont aujourd’hui conservés dans les collections du duc de Northumberland. Ils furent les derniers grands meubles de ce type commandés par Louis XIV. Ces estampes donnent également une image de l’état d’origine des cabinets, avant les interventions réalisées en Angleterre dans les années 1820 lors de leur acquisition par le duc de Northumberland. :

                              


 "Deux très grands cabinets d’ébeine, ornés dans le milieu d’un portique enrichy de deux tableaux de pierres de relief manière de Florence, entre deux Termes de cuivre doré, dont les chapiteaux sont d’ordre corinthe ; aux costez dudit portique, de quatre pilastres de marbre dont les bases et chapiteaux sont pareillement de cuivre doré d’ordre corinthe ; au-dessus, d’une attique au milieu de laquelle sont les chiffres du Roy de cuivre doré dans une bordure ronde aussy de cuivre doré, cizelée de fueüilles de laurier, sur la corniche, de trophées d’armes et de six vazes de cuivre doré, et, sur toutte la face, de douze autres tableaux de pierres de rapport, aussy manière de Florence, faits aux Gobelins, représentans des paysages, fleurs et oyseaux et animaux enfermez dans des moulures et ornemens de cuivre doré, portés sur un pied de bois doré, sculpé de pieds de bœuf et de festons ; lesdits cabinets haults, avec leur pied, de 7 pieds 5 pouces [2,38 m], larges de 5 pieds 4 pouces [1,70 m], sur 1 pied ½ [0,48 m] de profondeur"




Ils furent acquis par Lemaignan marchand-mercier pour la somme importante de 3.201 livres, qui miracle ne les dépeça pas, mais les vendit à un collectionneur non identifié et plus tard en 1824 ils furent acquis par le duc de Northuberland. pour la somme de 2000 livres.


musée national des châteaux de Versailles et de Trianon,  
19th Century French Napoleon III style Boulle Marquetry Cabinet


L’ameublement du salon d’Apollon, XVIIe-XVIIIe siècle Dessiné par Jean Berain



Si le salon d’Apollon brillait par sa fonction de salle du Trône, il rayonnait par l’ameublement qui s’y trouvait sous l’Ancien Régime. Reflet de l’orgueil des souverains qui rivalisèrent de luxe et de prodigalité, il fut le miroir de la grandeur du royaume. Admirée en son temps, imaginée à présent, car vidée par les révolutionnaires, la salle du Trône fascinait, tant par le luxe qui s’y déployait que par les événements qui s’y déroulèrent.

 "Le trône de bois argenté été placé sur une estrade à l’extrémité sud de la galerie des Glaces. On distinguait deux des quatre figures d’argent représentant Cupidon qui forment le piétement, ainsi que les trois autres figures d’argent sur le dossier cintré. Les guéridons à figures, ainsi que les torchères, tables et vases témoignaient de la richesse du mobilier d’argent qui ornait la galerie mais aussi le grand appartement du Roi."





Si l’ameublement des résidences royales exprimait le faste du pouvoir, celui du salon d’Apollon en fut le parangon : l’exubérance du mobilier d’argent et surement celui des meubles de marqueterie Boulle ,puis la magnificence du mobilier de bois doré n’eurent d’égale que la somptuosité des textiles qui contribuèrent à faire de cette pièce un écrin digne de la Couronne, dont elle exaltait le prestige.

Archives et témoignages de contemporains éblouis par tant de splendeur permettent aujourd’hui d’appréhender les différents états que connut l’ameublement du salon d’Apollon des années 1680 à la veille de la Révolution.

source :Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles

mardi 2 juin 2015


horloge de bureau, dit Religieuse par  Vandestric à Reims
France, 1ère moitié du 18ème siècle

"Boullegehäuse" avec quatre pieds en bronze doré et quatre broches en bronze doré. Verrouillable, succinct en bronze, vitrage. Glace, latéral perspective de travail. Paragraphe avant avec ornement en bronze et la signature "Vandestric à Reims" en application en Email ovale. Pot à Feu en Bronze Doré Cadran cartouches d'émail pour les chiffres romains . Plaqué or mouvement de point avec pendule revenir à la suspension de fil. Heure et demi-heure ;une clocher. dim:. . 57x39 cm


Prix de départ à Zurich: 6000 francs suisse 

lundi 1 juin 2015

Cabinet dit de la duchesse de Fontanges

 
Pierre Gole 1620 - 1685  Vers 1680,

De bois d’ébène et de palissandre, marqueterie de cuivre et d’étain,Bibliothèque

Ce cabinet a été acheté par Edouard André en Italie et c’est tout naturellement qu’il fut attribué aux ébénistes de la péninsule. L’existence d’une inscription, une estampille portant le nom d’un italien, a confirmé cette attribution. Il a fallu attendre près d’un siècle pour que l’histoire et l’auteur de ce meuble soient découverts lors du dépouillement des archives du Mobilier Royal. Il est ainsi apparu que ce meuble avait été commandé par Louis XIV pour l’une de ses maitresses, Mademoiselle de Fontanges. Son décor figure les amours d’Hercule et Omphale, symbolisant celles du roi.
Quant à son auteur, Pierre Gole, il est le prédécesseur d’André-Charles Boulle et l’inventeur de la marqueterie métallique qui se développe sur les panneaux du meuble




dimension  186 x 114 x 60 cm






Source  musee Jacquemart Andre.