vendredi 28 novembre 2014

Dessin et tranchage

Scie à chantourner pour marqueterie

 On prepare le dessin de tranchage puis on commence la découpe des deux feuilles en suivant le dessin. Les formes sont finement découpées avec une scie à chantourner (bocfil) à la lame très fine en gardant intacte la partie interne (positif ou motif) et externe du placage (négatif ou fond). On utilise parfois un petit burin pour la découpe dans les feuilles de métal. Pour faire rentrer la lame de la scie, des petits trous sont percés au foret aux endroits les moins apparents de l'ouvrage.

Secretary Herter Brothers (1864–1906) Metropolitan Museum of Art.

Secretary  Herter Brothers  (1864–1906)    Metropolitan Museum of Art.

L'armoire de Badminton du XVIIIe siècle D'une valeur de 36 700 000 dollars U.S.

Cette armoire  de 3,5 mètres de hauteur en bois d'ébène ornée de pierres polies, a été fabriquée pour les 19 ans de Charles Henry Somerset , le 3ème duc de Beaufort.

 Cette garde-robe  a été fabriqué par 30 artisans pendant 6 ans, et a été vendue aux enchères en 2004.



dimanche 2 novembre 2014

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1710 miroir allemand (Augsburg) d'argent au Metropolitan Museum of Art, New York.  L'argent a été souvent utilisé dans le mobilier baroque aristocratiques et judiciaires dans le 17ème siècle, et certains ont également été faites dans le 18ème siècle.  Cette pièce en particulier, émule le style français Louis XIV qui a été marquée par ces pièces de mobilier d'argent.  Malheureusement, la plupart de ces œuvres d'argent ont été fondu au fil des ans, ce qui en fait l'un d'autant plus précieux.

  1710 miroir allemand (Augsburg) d'argent au Metropolitan Museum of Art, New York. L'argent a été souvent utilisé dans le mobilier baroque aristocratiques et judiciaires dans le 17ème siècle, et certains ont également été faites dans le 18ème siècle. Cette pièce en particulier, émule le style français Louis XIV qui a été marquée par ces pièces de mobilier d'argent. Malheureusement, la plupart de ces œuvres d'argent ont été fondu au fil des ans, ce qui en fait l'un d'autant plus précieux

Armoire conçue par William Kent et Horace Walpole, 1743, bois de rose et ivoire.  Les médaillons d'ivoire ont été recueillies par Walpole lors de son Grand Tour en Italie et en France vers 1740. (Collection du Victoria & Albert Museum)

  Armoire concue par William Kent et Horace Walpole, 1743,
 bois de rose et ivoire. Les médaillons d'ivoire were recueillies nominale Walpole sieurs couleurs de fils Grand Tour en Italie et en France vers 1740.  
 (Collection de Victoria & Albert Museum)
Que ce soit à la lecture d’un catalogue de vente, d’un ouvrage spécialisé ou d’un article, l’amateur rencontre fréquemment le terme « estampille » attaché à un meuble ou à un siège. Elle peut être comparée de manière un peu rapide à la signature d’un tableau. Mais qui se cache derrière cette marque et qu’elle en est sa signification réelle?

Historique de la corporation des menuisiers ébénistes.

Dès le Moyen-âge, les différents corps de métier sont divisés en corporation parmi lesquelles on distingue celle des huchiers qui deviendra par la suite celle des menuisiers-huchiers. A la fin du XVIème siècle apparaissent les « menuisiers en ebeyne » qui au XVIIème deviennent, par évolution du langage, les ébénistes. Les menuisiers continuent d'exécuter des ouvrages en bois massif alors que les ébénistes se caractérisent par l’emploi de bois exotiques ou indigènes, qu'ils plaquent sur le bâti de leurs meubles et objets.
Cette distinction se précise tout au long du XVIIème avec notamment les meubles plaqués d’ébène sous Louis XIII et ceux recouverts de marqueterie Boulle sous Louis XIV.

Cabinet en ébène sculpté ouvrant par deux grands vantaux découvrant un intérieur marqueté composé de tiroirs et guichets. Il repose sur un piétement tourné, circa 1640, collection particulière.

En 1743, le Parlement entérine cet état de fait puisque dans la révision des statuts de la Corporation il parle de la « Communauté des Maîtres Menuisiers et Ebénistes ». Ainsi, au sein de la même communauté subsistent deux familles d'artisans n'habitant pas le même quartier. En effet, les menuisiers vivaient dans le quartier Bonne Nouvelle alors que les ébénistes étaient installés dans le Faubourg Saint Antoine, ce qui est toujours le cas aujourd'hui. Une autre différence oppose ces deux familles puisque les menuisiers étaient organisés en dynastie souvent active depuis le XVIIème siècle au rang desquels figurent les Cresson, Tilliard ou Foliot. Les ébénistes, quand à eux, étaient récemment établis et souvent d'origine étrangère, émigrés d'Allemagne, de Flandres ou des Pays-Bas. Ce fut d'ailleurs ces derniers qui ont donné à la France de très grands artistes, parmi lesquels on peut citer des hommes aussi célèbres que Criaerd, Baumhauer dit Joseph, BVRB, et plus tard Weisweiler et Riesener.
Jusqu'en 1743, la corporation des menuisiers-ébénistes était régie par des édits datant de 1645. En décembre 1743, la communauté s'arrêta de nouveaux statuts auxquels le Roi délivre des lettres patentes en mars 1744. Mais cette «charte» soulève l'opposition des autres corporations qui voyaient dans I' application de ces 106 articles une menace pour leurs privilèges. Ces protestations furent apaisées par les arrêts que rendit le Parlement de Paris entre 1745 et 1751 réglant, point par point, les articles contestés. L'ensemble des statuts fut enregistré en aout 1751.



Nicolas-Quinibert Foliot, reçu maître en 1729.

La corporation des menuisiers-ébénistes, ainsi que l'ensemble des corporations, fut abolie en 1791 lors l'abolition des privilèges. Ainsi, la Révolution marquait la fin du système corporatiste qui réglait la vie de la majorité des ouvriers depuis le Moyen-âge. Cette dissolution des corporations fit que certains menuisiers se lancèrent dans la fabrication d'ouvrage d’ébénisterie, le meilleur exemple en est Georges Jacob. 

Parallèlement à la corporation, vivait nombre d'ouvriers libres et en tant que tels non soumis aux règles de la communauté des menuisiers-ébénistes. Ils se caractérisaient par la non-obtention ou par la non-présentation de leur maîtrise, principalement en raison du cout élevé des droits de maîtrise et de ceux d’installation. 
Les ouvriers libres pouvaient, moyennant une redevance, s'installer dans les enclos privilégiés. On retiendra ceux des Quinze Vingt, du Temple, de Saint-Germain-des-Prés et, surtout, de l'abbaye de Saint-Antoine des-Champs qui contrôlait le faubourg Saint-Antoine, quartier des ébénistes.

Certains ébénistes étaient dispensés de maîtrise par privilège royal. Ils exerçaient librement dans les enclos royaux du Louvre, des Gobelins ou de l’Arsenal. D'autres achetaient les charges d’ébénistes ou de menuisiers privilégiés du Roi qui étaient au nombre de quatre. Toutefois, il ne faut pas les confondre avec les ébénistes fournissant la couronne tel Macret. 

La marque JME



La Jurande était l'organisme chargé de contrôler la qualité des œuvres et de régler les affaires courantes au sein de la Corporation des Menuisiers Ebénistes. Elle était composée de six jurés et d'un principal.
La Jurande vérifiait quatre fois par an la qualité des œuvres, présentes dans les ateliers, réalisées par les maîtres et les ouvriers libres. Si elles étaient conformes, les jurés les marquaient de leurs initiales avec un fer : JME qui se traduit par Jurande des Menuisiers Ebénistes. 
Il semblerait que la JME soit caractéristique de la capitale contrairement à l'estampille. Toutefois, si le poinçon de jurande n'apparait qu'en 1743 sa présence ne peut permettre de dater les pièces à partir de cette date. En effet, en théorie, les meubles achetés chez les particuliers devaient être enregistrés auprès de la Jurande et frappés du JME. Le peu de meubles portant cette marque s'explique par le fait que la Jurande ne visitait les ateliers que quatre fois par an, seuls les grands ateliers étaient susceptibles d'avoir plusieurs ouvrages en cours. 




L’estampille

Les statuts élaborés en 1743 contenaient une obligation pour les maîtres menuisiers et ébénistes. En effet ceux-ci avaient l'obligation de marquer leurs œuvres en utilisant un fer unique enregistré portant leur nom ou initiales. Toutefois, il semblerait que cette obligation ne soit en fait qu'une ré-obligation puisque l’estampille était présente dans les statuts de 1467, ainsi que dans ceux du XVIIème siècle. Ainsi, « Chaque maître sera obligé d'avoir sa marque particulière et la Communauté la sienne, les empreintes desquelles marques, seront déposées au Bureau sur une nappe de plomb qui y sera à cet effet et ne pourront les dits Maîtres délivrer aucun ouvrage, excepté ceux du bâtiment qui n'en sont pas susceptibles, qu'ils ne les ayent préalablement marqués de leur marque ... »



Georges Jacob, reçu maître en 1765.

Cette obligation apparait au XVIIème afin de contrôler la corporation des marchands-tapissiers. En effet, ceux-ci étaient les principaux «boutiquiers» de l’époque et, au titre des statuts de leur corporation, ne devaient vendre que des œuvres réalisées par des maîtres de la Corporation des Menuisiers Ebénistes. Ceci afin de lutter contre le travail des ouvriers libres qui vendaient leurs réalisations moins chères que celles de la Corporation. Ainsi, l'estampille permettait de vérifier que le marchand-tapissier respectait les statuts de sa corporation. Toutefois, cette mesure ne semble guère avoir été suivie puisque nous ne connaissons que fort peu de maîtres menuisiers-ébénistes du XVIIème siècle. On peut cependant citer Nicolas Sageot.



Nicolas Sageot, ébéniste de la première moitié du XVIIIème siècle, date de maîtrise inconnue.

La règle ne semble avoir été suivie qu’à partir de 1743 et de nombreux meubles Régence portent des estampilles constituées de seules initiales encore énigmatiques.
De plus, à travers l'estampille le maître engageait sa responsabilité, vis à vis de ses clients, sur la qualité de fabrication de ses œuvres.
Si l’obligation d’estampille disparaît avec la Révolution, dans les fait on constate que les maîtres continuèrent d’estampiller leur production jusqu'à la fin du XIXème siècle. On peut mentionner des fabricants tels que Beurdeley, Linke ou Sormani.

Emplacement

Sur les sièges : elle se trouve généralement sur les traverses de la ceinture. Elle peut être dissimulée par une peinture, une dorure ou une garniture à ressorts. On la trouve parfois sur un montant arrière du dossier en particulier pour Cresson et Nogaret à Lyon.



Pierre Nogaret, reçu maître à Lyon en 1741.

Sur les meubles :
-commodes et meubles a hauteur d’appui coiffés d’un marbre : sous le marbre dans un angle.
-secrétaires et bibliothèques : au dos sur un montant dans la partie haute.
-bureaux et tables : sur la ceinture et occasionnellement sur le fond.

Il faut souligner que ce ne sont que des généralités et que chaque maître apposait son estampille ou bon lui semblait. On trouve parfois l’estampille d’un ébéniste sur un tiroir.



Jean-Henri Riesener, reçu maître en 1768.

Expertise

Il faut remarquer que le problème des fausses estampilles ne date pas du XXème siècle. En effet un jugement du 3 aout 1761 fait état de fausses signatures.



Estampille de Jean-François Hache, ébéniste à Grenoble.

L’estampille du maître et le poinçon de jurande étaient tous deux frappés à froid. En outre, leurs empruntes ne doivent pas casser les fibres du bois ce qui suggèrerait une frappe récente. 
Une estampille ne doit pas être considérée comme une authentification de l’œuvre mais comme un élément d’appréciation de sa datation.
Il faut s’assurer que la calligraphie de la signature correspond à celle répertoriée.
Que l’œuvre entre dans le registre du maître tant par son style que par sa manière.
La présence de deux estampilles d’un même maître sur une pièce ne doit pas immédiatement être source de doute quant à son authenticité de même que la présence de la marque de deux maîtres. Ils ont pu collaborer ou l’un sous-traiter une commande à l’autre.




Ces deux estampilles sont apposées conjointement sur une table en acajou d’époque Louis XVI.
Pierre Boichod, recu maître en 1769 et Louis Moreau en 1764.


De même l’absence d’estampille ne peut être considérée comme suspecte. En effet la commode ou l’encrier peuvent être de la main d’un ouvrier libre. Rappelons-nous également que la jurande ne visitait les ateliers que quatre fois par an.



Bernard II Van Risen Burgh, reçu maître en 1730.

Souvent recherchée des collectionneurs et amateurs, l’estampille d’un meuble ou d’un siège ne doit pas être considérée comme l’unique point d’appréciation d’une œuvre mais plutôt comme le couronnement d’un ensemble de points. Son absence n’enlève rien à la qualité d’un objet.
L’estampille nous révèle l’auteur d’une œuvre mais il ne faut pas oublier qu’elle ne nous donne que le nom du maître ébéniste ou menuisier laissant anonyme le nom du bronzier ou celui du sculpteur dont le rôle était tout aussi important. 

Cédric Henon
Expert en meubles et objets d'art des XVII, XVIII et XIXème siècles

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Jean-Chrisostome Stumpff, reçu maître en 1766.

Cabinet sur pied attribué à Andre Charles Boulle vers1700.

Cabinet on Stand attributed Andre Charles Boulle Ca1700.

Détail du cabinet Boulle au Getty Museum

Oak veneered with marquetry cabinet on stand French 1675 Boulle 3

Oak veneered with marquetry cabinet on stand French 1675 Boulle 1



Boulle at the Getty Museum

Bureau plat à entretoise, dit Table de Vénus, vers 1680 - Paris, Musée du Louvre

Bureau plat à entretoise, dit Table de Vénus, vers 1680 - Paris, Musée du Louvre

Tables attribuées à André-Charles Boulle


attribué à André-Charles Boulle (1642 - 1732) – Table, vers 1680 – Los Angeles, The Getty Center


*Attributed to André-Charles Boulle French, Paris, about 1680 Oak veneered with tortoiseshell, pewter, brass, ebony, horn, ivory, and various natural and stained woods; gilt-bronze mounts

Cabinet on Stand, ca. 1695-1700, English. The Metropolitan Museum of Art

Cabinet on Stand, ca. 1695-1700, English. The Metropolitan Museum of Art


1685-1700 English Cabinet (shown open) at the Victoria and Albert Museum, London

1685-1700 English Cabinet (shown open) at the Victoria and Albert Museum, London
Pierre Gole (v. 1620-1684) - Cabinet de Monsieur, frère du Roi, réalisé pour le Cabinet Blanc au Palais-Royal, 1661-65 - Londres, Victoria & Albert Museum

Pierre Gole (v. 1620-1684) -


Pierre Gole ébéniste de Louis XIV


 Cabinet de Monsieur, frère du Roi, réalisé pour le Cabinet Blanc au Palais-Royal, 1661-65 -


source : Londres, Victoria & Albert Museum

Cabinet formant médailler .

Cabinet formant médailler en placage d'amarante, citronnier, bois teinté, bois de rapport et étain. Il est marqueté de vases de fleurs sur un entablement, et feuilles d'acanthe dans des encadrements de filets. Le vantail démasque un tiroir à la partie supérieure, et vingt-un tiroirs servant à présenter des médailles. Il présente un tiroir en ceinture et repose sur un piètement composé de cariatides laquées or et des pilastres réunis pas une tablette marquetée de fleurs. En partie d'Epoque Louis

Cabinet formant médailler en placage d'amarante, citronnier, bois teinté, bois de rapport et étain. Il est marqueté de vases de fleurs sur un entablement, et feuilles d'acanthe dans des encadrements de filets. Le vantail démasque un tiroir à la partie supérieure, et vingt-un tiroirs servant à présenter des médailles. Il présente un tiroir en ceinture et repose sur un piètement composé de cariatides laquées or et des pilastres réunis pas une tablette marquetée de fleurs. En partie d'Epoque louis XIV


Trouvé sur millon-associes.com


Dès 1700, le thème de la nature perce timidement avec ses ornements dits "à la Bérain" composés de volutes, de personnages et de motifs suspendus. On aperçoit des festons en forme de guirlande de fruits et de fleurs, des cornes d'abondance et des motifs de feuille de chêne, de feuille d'eau ou de feuille de laurier. Le fond quadrillé à fleurettes, le fond losangé à points ou le fond natté est très caractéristique du mobilier de la fin du style Louis XIV