jeudi 30 janvier 2014

Important cartel le cadran en bronze doré à douze chiffres émaillés, le mouvement par De Lorme



Important cartel en marqueterie Boulle en laiton gravé sur fond d'écaille brune, le cadran en bronze doré à douze chiffres émaillés, le mouvement par De Lorme à Paris. Importante ornementation de bronzes ciselés et redorés à motifs de Chronos, d'une Renommée, masques, dauphins, termes, buste de femme surmonté d'un lambrequin et de rinceaux.  Époque Régence.  .Haut. : 106 cm - Larg. : 59 cm - Prof. : 25 cm


estimé. 4 000 / 6 000 €

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RARE CABINET  En marqueterie de cuir partiellement peint au naturel ou doré. Il présente dans des encadrements à feuillage argenté des scènes bibliques néo-testamentaires figurant sur l'abattant la danse de Salomé, sur les côtés les disciples de Saint Jean Baptiste à la rencontre du Christ et le baptême du Christ. À l'intérieur, une autre scène du banquet d'Hérode après la décollation de Saint Jean Baptiste, six tiroirs et deux portes latérales ornées sur fond rouge or et argent d'oiseaux ou de militaires. Montants relaqués noirs (rapportés).  Travail vénitien vers 1600-1620. (Légers éclats). Hauteur : 40 cm - Largeur : 48,5 cm - Profondeur : 27 cm.  G.D.  À la suite de la quatrième croisade, au tout début du XIIIème siècle, Venise établit un véritable empire commercial dans certaines contrées, sur la route de Jésuralem. Les liens commerciaux déjà existants s'intensifièrent entre la cité des doges et certaines contrées du Levant. Les arts décoratifs vénitiens témoigneront pendant plusieurs siècles de cette profonde influence aussi bien dans les motifs, les techniques et les formes des objets. Cela se vérifie notamment dans l'exécution de certains cabinets vénitiens ornés de cuir, de la fin du XVIème siècle et du début du siècle suivant, qui présentent un décor général lié à l'art occidental, en l'occurrence à l'art religieux, mais réalisé grâce à des techniques empruntées à l'art musulman. Le cuir est un matériau utilisé rarement dans l'ornementation des meubles de l'époque, néanmoins certaines mentions antérieures témoignent de son utilisation, notamment la description d'un cabinet “ de cuir doré à ouvrages moresques ” qui apparaît dans l'inventaire de François Ier. Nous savons également qu'au XVIIème siècle Venise exportait des panneaux de cuir à motifs inspirés des reliures laquées destinés à l'ornementation de cabinets, elle possédait donc des ateliers spécialisés probablement tenus par des artisans émigrés. Nous connaissons même quelques rares tentures murales en cuir qui apparurent dans certaines collections prestigieuses (voir notamment les exemplaires vendus lors de la vente du Palais de San Donato en 1880), ainsi que quelques paravents. Mentionnons également que même la France, plus tardivement, utilisa ce matériau, repoussé, dans la réalisation de portraits de Louis XIV dont plusieurs exemple sont connus (voir celui passé en vente dans la collection de Luigi Anton Laura en 2001, ainsi qu'un second conservé à Vaux-le-Vicomte). Pour un cabinet dans le même esprit voir particulièrement un exemplaire, attribué à un atelier vénitien de la fin du XVIème siècle, dont les faces sont recouvertes de cuir peint en rouge rehaussé d'un riche décor d'animaux, de chasseurs et de soldats (illustré dans M. Riccardi-Cubitt, Un art européen, Le cabinet de la Renaissance à l'époque Moderne, Paris, 1993, p. 32)

source piasa

PAIRE DE FEUX En bronze finement ciselé et doré



RARE PAIRE DE FEUX En bronze finement ciselé et doré à décor d'obélisques, les côtés ornés de sphinx. Décor d'attributs militaires, coquilles et festons. Les bases à léger ressaut présentent des masques d'hommes (barbus) soulignés de frises à palmettes. Pieds en volutes. Attribué à André Charles BOULLE.  Époque Louis XIV. Hauteur : 34,5 cm - Largeur : 20,5 cm - Profondeur : 10 cm.  Provenant d'un Château de l'Eure. Ce modèle de chenets fut créé par André-Charles Boulle à la fin du règne de Louis XIV. Il apparaît dans le recueil de planches gravées publié par Mariette vers 1715-1720 concernant les Nouveaux Desseins de meubles et ouvrages de bronze et de marqueterie inventés et gravés par André-Charles Boulle.

 Les documents d'archives semblent valider un renouvellement des formes des créations de l'ébéniste au cours de cette période ; en effet, lors de l'incendie de l'atelier de Boulle le 30 août 1720 sont inventoriés huit feux ou grilles différentes pour des cheminées, sur des modèles neufs qui peuvent correspondre à la planche VI du recueil de Mariette nommée Differents desseins de Feux ou Grilles pour cheminées (reproduite dans H. Ottomeyer et P. Pröschel, Vergoldete Bronzen, Band I, 1986, p.68, fig. 1.10.1 ; voir la reproduction). Afin de réaliser ces chenets, Boulle réemploie les modèles de sphinx dont il avait orné certaines pendules de sa création, particulièrement la composition des pendules dites à l'Enlèvement de Cybèle dont un exemplaire est conservé au Cleveland Museum (H. Ottomeyer et P. Pröschel, op. cit., 1986, p.43, fig. 1.3.3).  De nos jours quelques rares exemplaires sont répertoriés : citons particulièrement celui vendu à Paris, Palais Galliera, le 6 février 1967, lot 33, puis repassé en vente à Monte-Carlo, Ader, Picard, Tajan, le 11 novembre 1984, lot 123 ; ainsi qu'un second, anciennement dans la collection de Monsieur et Madame Luigi Anton Laura (vente Sotheby's-Poulain Le Fur, Paris, le 27 juin 2001, lot 13). Au XVIIIe siècle, les mentions de ce modèle de chenets sont rares et les tentatives de rapprochement paraissent parfois hasardeuses. Ainsi M. Samoyault, puis J.N. Ronfort, ont proposé de reconnaître dans la mention d'un « feux décorés de sphinx » citée lors de l'inventaire après décès de Paulin Pondre, client de Boulle, un premier exemplaire ; puis un second dans l'inventaire de Pierre Gruyn en 1732 décrit comme « une grille à feux de sphinx ». Il faut toutefois considérer que d'autres modèles de feux décorés de sphinx de la même période sont connus, ce qui empêche une identification certaine. Un autre document semble plus convaincant puisque le nom de l'ébéniste est mentionné ; il s'agit du lot 143 de la vente de l'Abbé Leblanc en 1781, vendu 161 livres à Lebrun : «…un feu de Boulle, composé de deux sphinx, posés sur des draperies, ornées de trois masques… » ; cependant, il n'est fait aucune mention de l'aspect pyramidal des objets ce qui une nouvelle fois ne permet pas de reconnaître précisément le modèle.

Louis XIV en 1714

Statue équestre en BRONZE de Louis XIV, sur un socle en marqueterie Boulle  

Martin Desjardins (1637-1694) 




à partir de 1714 de belles récoltes vont faire baisser le prix du pain. La vigoureuse expansion de la marine de commerce favorise un intense trafic avec la Chine et les ports sud-américains. Le commerce avec la Louisiane s'est développé ; Marseille s'est enrichie par le commerce du Levant, et Nantes grâce au sucre antillais. Dans l'industrie, le bas prix des subsistances et le renouveau du négoce favorisent une renaissance des manufactures ; aussi le climat est-il bien plus propice à la reprise qu'à une récession.



Commode attribuée à Nicolas Sageot,

Commode en marqueterie boulle attribuée à Nicolas Sageot, circa 1710, vente Dreweatts Nottingham le 10 juillet 2008, vendu £155 000.


 Les commodes Régence, de 1710 à 1735.  Durant la période Régence la commode se développe fortement et les modèles se diversifient. Si la marqueterie boulle demeure, elle perd progressivement de son importance au profit du placage en bois exotiques tel que l’amarante, le palissandre, le bois de violette et le satiné. Il faut également souligner une modification importante dans l’aspect de notre meuble, au plateau de bois est substitué un plateau de marbre. Cette évolution demeurera tout le XVIIIème et au XIXème siècle.

commode Boulle vers 1705


commode Boulle décors d'après Bérain représentant Vénus émergeant d'une coque flanqué par des tritons  vers 1705

Louis XV Roy de France et de Navarre


Michel AUBERT (1700-1757), Louis Quinze Roy de France et de navarre, Gravé d'après Le Sueur.

Le roi et la Cour furent de retour à Versailles le 15 juin 1722. Louis XV s’installa dans ses appartements meublés par son arrière-grand-père. Le caractère conservateur du nouveau roi se manifesta à de nombreuses reprises : le relatif maintien du Grand Appartement tel que l’avait laissé Louis XIV fournit un excellent exemple de cet état d’esprit. Aussi, pendant une vingtaine d’années, l’esprit « Louis XIV » resta-t-il très présent dans la salle du Trône, le roi ne procédant qu’à de timides changements.


Louis XV ne s’intéressa pas à son mobilier avant 1738. À cette date, il commanda à Versailles les premiers travaux d’importance, à savoir la transformation d’une partie de l’appartement de collectionneur de Louis XIV en Petit Appartement, conformément à la nouvelle façon de vivre ; en revanche, il respecta son Grand Appartement.


source : http://crcv.revues.org/12144



Commode en marqueterie d'écaille rouge et laiton gravé,

Commode en marqueterie d'écaille rouge et laiton regravé, la façade mouvementée en arbalète ouvrant à quatre tiroirs sur trois rangs, les montants contournés soutenant le plateau de marqueterie à décor du char d'Apollon sous un dais dans un entourage de musiciens, masques, rinceaux, oiseaux, treillages, vases et papillons ; ornementation de bronzes redorés. Attribuée à Nicolas Sageot, Époque Louis XIV, vers 1710, Hauteur : 82,5 cm - Largeur : 130 cm, Profondeur : 70 cm, Un certain nombre d'ateliers s'illustraient à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècle dans l'art de la marqueterie d'écaille et de métal gravé.



 L'atelier de Nicolas Sageot apparaît comme l'un des plus créatifs et prospère de la période. Une commode très similaire dans sa forme (montants mouvementés et façade en arbalète) et dans son décor (également le char d'Apollon sur fond d'écaille rouge), mais de plus petite dimension, a été vendue par Artcurial, le 14 décembre 2011, lot 17. Ces deux commodes peuvent être directement rapprochées d'une troisième pratiquement identique estampillée de Sageot (vente Tajan, le 20 décembre 1994, lot 35). Cette commode et plus particulièrement la présence de son estampille nous permet d'attribuer notre meuble à Nicolas Sageot avec un certain degré de certitude. Il est également intéressant de citer une quatrième commode également extrêmement proche, très probablement achetée par le 1er ou le 2e duc de Devonshire et conservée jusqu'à sa vente (Sotheby's Londres, les 5-7 Octobre 2010, lot 60, vendue 100 000 £) au château de Chatsworth (Grande-Bretagne).



plateau avec le char d'Apollon tiré par quatre chevaux

Au moment de la cession par Nicolas Sageot au marchand Léonard Prieur d'un ensemble de meubles pour une valeur de 16 000 livres, on répertorie quatre commodes de trois pieds huit pouces [119,10 cm] de long aussi de marqueterie de cuivre et d'écaille et pareillement garnies de bronzes valant mil livres, deux autres corps de commodes aussi de marqueterie de trois pieds huit pouces garnis de bronze pour le prix et somme de quatre cent livres. Le plateau lui-même, évoquant directement les compositions de Jean Bérain,a probablement été réalisé par le marqueteur Toussaint Devoy (mort en 1753)dont l'activité a été mise en valeur par Pierre Grand (Le Mobilier Boulle et les ateliers de l'époque in L'Estampille-L'Objet d'Art, no 266, février 1993).
On y retrouve stylistiquement de nombreux éléments du répertoire de Jean Bérain, le char d'Apollon tiré par quatre chevaux reprend en la simplifiant une gravure de l'ornemaniste. Au-delà du style général, citons également les figures d'oiseaux et insectes omniprésents dans l'oeuvre de Bérain ainsi que les joueurs de luth que l'on retrouve également dans les créations de Jean-Baptiste Monnoyer.

source Piasa



TRÈS IMPORTANT CARTEL À POSER ET SON SOCLE



 De forme violonée, en placage d'écaille brune et cuivre à décor de lambrequins, rinceaux et quartefeuilles. Il présente une riche ornementation de bronzes ciselés et dorés. 

Le mouvement signé : André HORY à Paris. Le cadran indique les heures en chiffres romains dans des cartouches émaillés bleu et blanc sur un fond orné d'oiseaux, bustes à l'Antique, vases fleuris et écureuils. À l'amortissement il présente une statuette figurant Minerve, assise près de son bouclier, tenant une lance. Décor aux chutes de termes à buste de femme supportant des enroulements à feuilles d'acanthe. Au centre le tablier est orné de deux Renommées reposant sur une dépouille de lion. Pieds à masque d'homme barbu et griffes. La console présente une agrafe et un encadrement godronné. Les montants à larges enroulements à masque de femme et coquilles. Époque Louis XIV. Hauteur : 142 cm - Largeur : 154 cm - Profondeur : 29 cm. 
 
 

 L'œuvre d'André-Charles Boulle est relativement bien connue grâce aux inventaires de ses ateliers effectués de son vivant et après son décès dans le premier tiers du XVIIIème siècle. Toutefois, à défaut de descriptions précises ou de documents convaincants, certaines de ses créations ne peuvent lui être attribuées que par des recoupements en comparant le dessin ou le décor de bronze doré d'un meuble ou d'un objet d'art. C'est le cas du cartel présenté dont la composition générale offre quelques analogies avec des cartels de la même époque de toute évidence sortis d'ateliers de certains confrères parisiens de Boulle, notamment Bernard Ier Van Risamburgh (voir J-D. Augarde et J-N. Ronfort, Le maître du bureau de l'électeur de Bavière, in L'estampille/L'objet d'art, 243, janvier 1991), mais dont la force et l'originalité de son décor de bronze doré révèle l'extraordinaire virtuosité de l'ébéniste de Louis XIV. La caisse est richement décorée de masques de satyre terminés en fortes griffes de lion, d'un jeune couple enlacé, de quatre figures de femmes terminées en gaine, probablement des allégories des quatre continents, enfin d'une grande Minerve assise armée d'une lance qui conclut la composition.
 
 
Néanmoins il ne semble pas que ces motifs soit identifiables dans l'œuvre d'André-Charles Boulle, c'est le décor du socle ajouré à volutes qui permet une attribution à l'ébéniste. En effet, les quatre masques féminins à coiffure, composée notamment de deux tresses nouées sous le menton, sont caractéristiques des réalisations de Boulle, mais c'est surtout le masque d'Héraclite sur le fût central qui est la véritable signature du maître. Ce motif se retrouve notamment sur un bureau plat vendu chez Sotheby's, à Monaco, le 4 mars 1989, lot 268 (illustré dans A. Pradère, French Furniture Makers, The Art of the Ebénistes from Louis XIV to the Revolution, 1989, p.91) ; ainsi que sur un second bureau provenant de la collection Tannouri (reproduit dans P. Kjellberg, Le mobilier français du XVIIIème siècle, 2002, p.118). Une pendule identique supportée par un socle, le tout reposant sur une gaine, est illustrée dans P. Heuer et K. Maurice, European Pendulum Clocks, 1988, p.103 ; enfin une seconde, plus tardive, présentant un motif de couple enlacé identique, est reproduite dans P. Kjellberg, Encyclopédie de la pendule française du Moyen-Age au XXème siècle, Paris, 1997, p.73.


La console louis XIV fait une entrée remarquée dans les arts décoratifs car c'est un meuble rare d'une grande finesse, richement sculpté et ornementé.


Important cartel à musique en marqueterie d'écaille brune et de laiton gravé, à motifs de rinceaux, feuillagés et fleurs ; le cadran en bronze doré à cartouches émaillés bleu et noir sur fond blanc contenant des chiffres romains et arabes surmonté d'un tertre rocaille surplombé d'une figure de Chinois ; la partie inférieure ornée aux angles de figures de putti avec au centre un masque sinisant dans un entourage de guirlandes, feuillages et palmettes stylisées ; le cul-de-lampe à têtes de bélier et grenade éclatée ; un ressort signé Buzot 1738.  Le cadran et le mouvement signés GOHIER A PARIS.  Probablement par François Gohier Époque Louis XV, vers 1735-1740 Hauteur : 148,5 cm (Petits accidents et manques, un petit cartouche manquant) 

 Référence bibliographique : J.-D. Augarde, Les Ouvriers du temps, éd. Antiquorum, Genève, 1996 


 Les Goyer sont une dynastie d'artisans bien connus au XVIIIe siècle. Dans un ordre chronologique, on répertorie François Goyer, reçu maître ébéniste en 1740 puis son fils Jean, reçu maître en 1760.  Ce dernier a été formé à la fois dans l'atelier de son père pour apprendre l'ébénisterie mais aussi dans celui de Jean-Joseph Saint-Germain où il apprit le métier de fondeur-ciseleur. Quelques années plus tard il opta comme on le lui proposait pour l'activité de ciseleur qu'il cumula après 1776 avec celle de doreur. Ce cartel très original par la richesse de son décor de bronze est également l'illustration de la continuité de l'usage de la marqueterie Boulle dans les années 1730 et 1740.  On y retrouve notamment la tête de Chinoise au chapeau également utilisée par Charles Cressent dans les mêmes années (voir A. Pradère, Charles Cressent, Sculpteur, ébéniste du roi, éd. Faton, Dijon, 2003, p. 173) ainsi que les têtes de béliers que Jean Goyer reprit sur ses célèbres petits régulateurs (S. Eriksen, Early Neo-classicism in France, Londres, 1974, no 107).  L'étude de ce cartel nous fait entrer de plain-pied dans la dimension conflictuelle des relations entre les différentes corporations au XVIIIe siècle. Le cas des horlogers est assez intéressant à ce titre. 
Le maître horloger n'intervenait qu'au moment de l'assemblage des multiples pièces d'un mouvement, réalisées par un grand nombre d'ouvriers libres n'appartenant à aucune corporation. Jean-Dominique Augarde mentionne de plus la vente de mouvement en blanc , signifiant que l'horloger qui se chargeait de sa commercialisation avait tout le loisir d'inscrire son propre nom.   Dans ce contexte et connaissant l'agressivité professionnelle des Goyer, il semble parfaitement envisageable de considérer que l'un des Goyer, probablement François, ait pu réaliser ce cartel entre 1735 et 1740, marqueterie et bronzes (avant même sa maîtrise), fait fabriquer le mouvement, apposer ses signatures et le vendre directement.  Cette hypothèse est renforcée par deux événements. Un document conservé aux Archives nationales à Paris rapporte un conflit entre François Goyer et Claude-Joseph Desgodets, lequel obtint gain de cause après avoir accusé Goyer d'avoir acheté une pendule, fait surmouler les bronzes et les avoir exploités. On sait également que Jean Goyer disposait d'un atelier d'horlogerie (vente de l'atelier à son fils).  D'autre part, on relève l'existence de deux pendules portant au cadran le nom de Goyer et datant du milieu du XVIIIe siècle, l'une d'entre elles, un cartel, entièrement réalisée en bronze (vente Sotheby's Monaco, les 14 et 15 juin 1981, lot 201 et vente Christie's New York, le 13 juin 1985, lot 22).  



Ces deux objets viennent donc à l'appui de la théorie selon laquelle les Goyer prenaient de grandes libertés avec la stricte observance des règles en vigueur.
 François Goyer profitait ainsi très vraisemblablement d'un certain flottement dans l'organisation et le contrôle des corporations qui ne se structurèrent que progressivement dans le courant du XVIIIe siècle.  
En effet, l'enregistrement des nouveaux statuts des professions de menuisier et d'ébéniste, instaurant l'obligation d'estampiller et le contrôle de la jurande, n'intervint qu'en 1751. 

Par ailleurs rappelons qu'un ouvrier libre avait toujours le recours de vendre directement au client final ou à un marchand mercier, les contrôles n'existant qu'au stade de la revente. Il est donc très probable que Goyer réalisât complètement ce cartel au mépris des usages de la profession en s'inspirant directement des plus belles réalisations de son époque, notamment les oeuvres très abouties de Noël Gérard ou de Jean-Pierre Latz.  
PFD



Pendule modèle “tête de poupée”

Pendule modèle “tête de poupée” en marqueterie de Boulle à fond d'étain décorée de rinceaux en cuivre et écaille rouge. Filets de cuivre et d'ébène. Orne-mentation en bronze ciselé et doré. 

Mouvement par J. Thuret à Paris.  (Rapporté et incomplet).  Époque Louis XIV. 
. Haut. : 53,5 cm  Larg. : 27,5 cm J.P.F. 

FF 30 000 / 35 000 

source Piasa



 en 1842, l’industrie horlogère  est déterminant pour la ville de Bienne . Bienne devint une des plus importantes métropoles horlogères et  l’exposition du musée est spécialement consacré à cette branche industrielle. Ici une horloge

mardi 28 janvier 2014

deux coffres au rijks museum


1685 - ca 1690  
Armature en conifères et  chênes, plaqué d'écaille,  de laiton et d'étain, bronze doré, h 139,8 cm x 91,7 cm x 66,7 cm d b. 
  Ce coffre sur des bases probablement ne servi à rien en pratique. Ils étaient créés comme des œuvres d'art, afin d'ajouter au lustre  royal. Elles sont décorées avec marqueterie en écaille et de laiton, complété par un peu d'étain. Boulle était spécialisé dans cette technique, aussi connu comme "marqueterie Boulle. 




https://www.rijksmuseum.nl/nl/search/objecten?p=10&ps=12&ii=1#/BK-2009-255-1,110


source rijks museum

Détail d'un coffre d' André Charles Boulle

meuble andré charles boulle



MEUBLE à HAUTEUR D'APPUI dans le goût de BOULLE.


MEUBLE à HAUTEUR D'APPUI dans le goût de BOULLE. En placage d'ébène, il ouvre par deux vantaux marquetés en première partie de laiton sur fond d'écaille. Très riche ornementation de bronzes ciselés et dorés, dont allégories des Saisons : Cérès pour l'été, Bacchus pour l'automne, sur les portes et le dormant. Autres bronzes répartis en des points stratégiques sur le placage d'ébène : corniche à oves, masques de vieillard, angles à rosettes, baldaquin en dais, cul-de-lampe, charnières et pentures. Dessus de marbre noir encastré.





 de Style Louis XIV,   fin XIXème.  

Haut. 120, Long. 131, Prof. 50 cm.

.    Références :  À rapprocher des productions d'André Charles Boulle (1642, Gueldre - 1732, Paris). Pour les bronzes des Saisons, voir notamment la paire de meubles à hauteur d'appui provenant d'une saisie révolutionnaire chez la duchesse de Noailles, conservée maintenant à Versailles.    Provenance : - Ancienne collection de Maillé (étiquette manuscrite ancienne sur le bâti).   Cette famille, qui compta parmi les plus anciennes et illustres maisons de Touraine, a fourni cinq chevaliers-croisés, des dignitaires ecclésiastiques et des fonctionnaires importants. Maillé a pris le nom de Luynes au XVIIe siècle quand Charles d'Albert de Luynes, le favori de Louis XIII, s'est fait attribuer un Duché autour de la ville dénommée alors Maillé. Au début du XVIIe siècle, une branche de cette famille devient célèbre : les Maillé-Brézé quand Urbain de Maillé-Brézé épouse Nicole, la sœur du futur Cardinal de Richelieu.  - Succession Madame Valson de Vendôme ; Maître Buisson, notaire.  sourcerouillac.com



vendredi 10 janvier 2014

    coffre de mariage sur meunle d'appui Napoleon III







    AnticStore photos

    Coffret en partie d'époque Louis XIV. .

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    Coffret en partie d'époque Louis XIV. Photo Christie's Ltd 2012
    En marqueterie d'écaille de tortue Caret, de nacre gravée, de laiton et de corne teintée, le couvercle bombé dissimulant deux compartiments secrets représentant Diane allongée sur un dromadaire, un chinois se tenant à ses côtés, avec Jupiter tenant le foudre assis dans des nuées et Uranie, les faces principales représentant l'enlèvement d'Europe et Ariane endormie découverte par Bacchus, les côtés représentant des amours surmontés d'un blason aux armes de Paul Charles Antoine Leroy de Chavigny, comte de Montluc, l'intérieur découvrant un intérieur muni d'un bouton activant l'ouverture d'un tiroir secret latéral ; la corne surdécorée, restaurations, la marqueterie principalement d'époque Louis XIV et réappliquée au XIXe siècle ; on y joint 

    un écrin gainé de cuir d'époque Louis XIV. Coffret: hauteur: 21 cm. (8 1/3 in.) ; largeur: 35 cm. (13¾ in.) ; profondeur: 26 cm. (10¼ in.). Ecrin: hauteur: 24,5 cm. (9½ in.) ; largeur: 39 cm. (15½ in.) ; profondeur: 30 cm. (11¾ in.) (2) - Estimation: €60,000 - €100,000 Notes: Ce remarquable coffret se rapproche de celui conservé à la collection Wallace à Londres (illustré dans Peter Hughes, The Wallace Collection. catalogue of furniture. II., Londres, 1996, p. 620-625). il présente également de très nombreuses similitudes avec celui vendu, Christie's Londres, 10 juillet 2008, lot 110. On peut élargir le rapprochement à un ensemble de meubles et d'objets avec des marqueteries comparables. ce groupe comprend notamment une table anciennement dans la collection de la duchesse de Talleyrand (vente Sotheby's Monaco, 14-15 juin 1981, lot 145), un bureau provenant de la collection Keck (vente Sotheby's New York, 5-6 décembre 1991, lot 31) ainsi qu'une autre de la collection Patino (vente Sotheby's New York, 20 mai 1992, lot 57). Ce type d'ouvrage a été attribué principalement à des ateliers d'Allemagne du sud. cette attribution est discutée par peter hughes (cf.op cit, p. 623) ainsi que par Geoffrey de Bellaigue (g. de Bellaigue, The James A. de Rothschild collection at Waddesdon manor: furniture. vol. II, office du livre, Fribourg, 1974, p. 550-557)

    jeudi 9 janvier 2014




    Coffre attribué à Andre-Charles Boulle
    Louis XIV casket and stand
    ca. 1685-1700
    at Perrin Antiquaires, Paris


    source:
    http://www.artnet.com/Magazine/reviews/mason2/mason8-6-1.asp

    • A gilt-bronze-mounted brass and tortoiseshell inlaid contre-partie boulle marquetry and ebony veneered secrétaire à abattant by Etienne Levasseur, the lower section by André-Charles Boulle, Louis XIV, circa 1710, transformed circa 1770-75 by Etienne Levasseur; 139cm high, 137.5cm wide, 54cm deep;4ft. 6¾in., 4ft. 6in., 1ft. 9¼in. Sold £881,250 against an estimate of  £600,000/£1,000,000.
    L10307_7_lr_1
    L10307_7_lr_2
    L10307_7_lr_3
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    L10307_7_lr_6
    A gilt-bronze-mounted brass and tortoiseshell inlaid contre-partie boulle marquetry and ebony veneered secrétaire à abattant by Etienne Levasseur, the lower section by André-Charles Boulle, Louis XIV, circa 1710, transformed circa 1770-75 by Etienne Levasseur. Sold £881,250 to a private collector. photo Sotheby's.
    • 'Le panier de pensées'. A gold and pietra dura snuff box, Johann Christian Neuber, Dresden, circa 1770-1775; width 9cm ; 3 1/2 in, in 19th century leather case. Sold £825,250 against an estimate of  £250,000/£350,000.
    From 1700,  now at the Victoria and Albert museum, attributed to Francis Lapiere. Upholstered in white Chinese silk,  red velvet and crimson silk braid, the headboard has the husband and wife’s cipher – I like to think they slept in this one? Beds were the ultimate expense, Nell Gwyn commissioned hers in silver to entertain Charles II, reportedly setting her back over £2 million in todays money.

    V


    Prie Dieu En Marqueterie Boulle Estampillé Henri Picard"


    Rare et exceptionnel prie-Dieu en marqueterie Boulle estampillé HR Epoque XIXe Période Napoléon III

     Détails remarquables: Superbe et rare meuble que ce prie Dieu en marqueterie BOULLE. La marqueterie Boulle de laiton et d'écaille de tortue véritable est splendide. La tablette se relève pour découvrir un intérieur tout en bois de rose. La tablette  ferme à clé. En façade se trouve une porte qui ouvre sur un rayon. La clé et la serrure d'origine fonctionnent. De superbes angelots en cariatides basses. 



    Dimensions: Largeur: 76 Profondeur: 50  Hauteur: 116 



    Une scène de prière à la vierge avec 3 bronzes de plus de 40 cm de haut Le piétement est superbe avec de large filet et un bronze central. Le dos est fini en poirier noirci. 



     "HPR " : Henri Picard, Il fabriqua des bronzes dorés fins dont la monture est frappée à la renverse "HPR", par Henri Picard de Paris. Henri Picard était un fondeur renommé et doreur à Paris de 1831 à 1884, au 6 rue Jarente et plus tard 10 rue de la Perle.La société Henri Picard Fréres a été fondée en Suisse à La Chaux de Fonds en 1857 et est toujours en activité aujourd'hui. Picard est surtout connu pour ses moulages en bronze de haute qualité et la dorure et il est inscrit dans les Archives nationales de France comme un bronzier et doreur, après avoir travaillé pour Napoléon III ainsi que pour sa participation à la jointure de la Tuilerie et le Louvre à partir de 1853-1865. Son travail a été très apprécié par l'empereur Napoléon III et il fourni tdes meubles pour son appartement à Fontainebleau, actuellement le mobilier est en exposition au musée du Louvre. Pour information: Une paire de douze lumières, candélabres en bronze doré de Picard sont répertoriés comme faisant partie de la collection du Musée du Louvre