vendredi 22 mars 2013




 
 
 


 Né en 1642 à  Paris ,André charles Boulle était le fils d'un menuisier d'art. Doué pour la décoration, il cultiva dans sa jeunesse le dessin, la peinture, la sculpture et devint membre de l'académie de St Luc. En 1664, il s'établit comme ouvrier libre sous les franchises de l'université ,près de l'abbaye sainte Geneviève.exellant dans la peinture et la marqueterie , il n'avait pas 30 ans lorsque Colbert le désigna au Roy comme le plus habile de Paris dans son métier et lui fit obtenir le 22 mai 1672 ,un logement aux galeries du Louvre.Par la suite , Louis XIV le nomma son premier ébéniste par un brevet le qualifiant d'architecte, peintre, sculpteur en mosaîque, graveur ,ciseleur, marqueteur et inventeur de chiffres.Ses ateliers comptaient une vingtaine de menuisiers et de marqueteurs ainsi que des spécialistes en fonderie ,ciselure et dorure de bronze.
 
Attaché au service des Batiments, Boulle eut à revétir de riches incrustations des salles entières comme le cabinet des bijoux du Grand Dauphin à Versailles. Il fournissait à la couronne une profusion d'armoires ,de bureaux ,de commodes, de scabellons ,d'horloges en marqueterie, ainsi que des lustres et des girandoles de bronze doré. Il faisait mème des sièges ornés de cuivre et d'écaille.De 1684 à 1692 ,il poursuit avec Pierre Golle l'aménagement de Grand Dauphin à Versailles. Sa renommée passa les frontières et les financiers comme les seigneurs se disputaient ses oeuvres  Il  fut fournisseur du Roy, de Monsieur frère du Roy,du duc d'Orléans,du prince de Condé ,du duc de Bourbon,de la duchesse de Berry, du cardinal de Rohan,des collectionneurs comme crozat,des financiers comme Samuel bernard,le roi¨Philippe V d'Espagne,l'évèque de Cologne,le roi de bavière,etc.....Cependant, les retards abusifs avec lesquels le Roy et ses clients s'acquittaient envers lui le mettaient dans une gène financière permanente. Sa passion des collections  lui fit aussi acheter sans compter tableaux, estampes et objets d'art.
 
 Il se maria en 1677 et eut sept enfants dont  quatre fils lui survécurent et continuèrent sa tradition en portant tous le titre d'ébéniste du Roy.ILs poursuivirent la tradition du père, peut ètre de moins belle qualité,et après eux beaucoup d'autres ébénistes influencés par son génie et son inventivité..
 Criblé de dettes toute sa vie durant, poursuivi par ses ouvriers afin d'obtenir l'arriéré de leur salaire, en procès avec l'ainé des Crozat qui ne parvenait pas à se faire livrer un meuble payé d'avance,le Maitre vit sa fin assombrie par une catastrophe qui consomma sa ruine. Dans la nuit du 19 out 1720, un incendie embrasa ses ateliers, dévorant ses bois d'oeuvre, ses modèles ,une quantité de ses ouvrages et la majeure partie de ses collections. Malgré son grand age, il restaura son établissement et le dirigea jusqu'à sa quatrevingt dixième année.
 
 Durant sa longue période d'activité, Boulle varia peu sa manière. Cela n'en reste pas moins une pure expression de l'art en honneur sous Louis XIV.Disciple de Lebrun ,influencé par Bérain,il travailla parfois d'après les compositions de Robert Cotte. Cependant ,il fut lui mème l'architecte du plus grand nombre de ses meubles; Il affirme la sureté de son Goùt, sa sereine fantaisie, sa pensée vive, claire et pondérée.Le style si français du maitre marquait une double réaction contre la lourdeur morose des meubles flamands et l'exubérante somptuosité des cabinets italiens. Par des créations de la plus harmonieuse élégance, Boulle fonda véritablement la doctrine et les traditions qui ont fait de notre école d'ébénisterie la première du monde. 
      
 il est le maitre  de la marqueterie d'écaille et de cuivre qui a immortalisé son nom mais aussi un remarquable créateur de bronzes fabriqués dans ses propres ateliers.  
 Par contre il n'inventa pas la technique qui porte son nom et qui étaient employée par les italiens depuis la fin du XVI ème siècle . l'incrustation de cuivre ,d'étain, ivoire ,nacre et écaille formant de légers et capricieux ornements fut  inspirée par  les artisans mauresques et les décorateurs antiques.Sa trouvaille la plus originale consiste à découper ensemble une plaque de cuivre et une feuille d'caille selon le dessin choisi, permettant d'obtenir deux panneaux similaires et différents: la premeière partye: le décor de cuivre s'inscrit sur fond d'écaille, la contre partye,l'écaille est sur fond de cuivre. Rinceaus étirés en multiples vrilles,et feuillages stylisés ainsi obtenus présentent une finesse ,une rigueur de dessin, une netteté et une régularité absolument confondante. Son mérite fut de la porter à la perfection et d'en tirer de merveilleuses ressources.  Il employa parfois des bois de couleur pour représenter au naturel des fleurs ;des oiseaux ,des papillons. Les ouvrages de Boulle doivent beaucoup de leur splendeur  à ces bronzes que l'artiste modelait lui mème et faisait couler et achever sous ses yeux.Ils sont à la fois utilitaires  (protection des angles et des parties vulnérables du meuble, charnières et pieds )et décoratifs (encadrement de panneaux ,mascarons,grffes frises, motifs feuillagés,).Aux décor de meubles ,s'ajoutent des objets d'ameublement en bronze: pendules cartels ,candélabres,bras de lumières,feux et encriers.......certains des modèles sont empruntés à Girardon, Coustou, voire à des artistes plus anciens comme Michel Ange. 
 

Console attribuée à Boulle vers 1705





Tapisserie



VERDIER François (d'après), VAN HAMKEN (dit); DE LA CROIX Jean (atelier) ; MOZIN Jean-Baptiste (atelier) ; manufacture des Gobelins

Les Mois Arabesques : Novembre - Diane - Battage du blé ; dit aussi : Les Mois grotesques

BUREAU PLAT ATTRIBUÉ À ALEXANDRE JEAN-Oppenordt, adapté d'un MAZARIN

un louis xiv en bronze doré monté en laiton incrusté de marqueterie Boulle et écaille de tortue bureau plat
BUREAU PLAT



Attribué à Alexandre-Jean Oppenordt, adapté d'un bureau mazarin, les jambes sont probablement Louis XV incrustés de feuillage de filés et d'entrelacs, le plateau rectangulaire incrusté de un bleu doré orné doublée d'un cuir pour l'écriture, au-dessus un tiroir et une frise kneehole, flanquée de chaque côté par trois tiroirs, avec des angles et des extrémités en forme de panneaux, sur les jambes, les pertes se rétrécissant vers l'inlay et d'écaille, la monte du 19e siècle
80 cm. de haut, 170 cmde large, 84 cm. de profondeur


Les étroites réserves de marqueterie sur les panneaux d'extrémité de ce bureau plat sont conçus d'une manière similaire au célèbre meuble exécuté par l' Ebéniste Ordinaire du Roi , Alexandre-Jean Oppenordt (c. 1639-1715) d'après les dessins de Jean Bérain pour le conseillé royale suédoise, commandée par Charles XI (mort en 1697) en 1696 après un incendie a détruit les écuries royales du palais Trois Couronnes, Stockholm (A. Pradère, fabricants de meubles français , Londres, 1989, p. 65, fig 11., et M. Conforti & G. Walton, eds,. Suède: Un trésor royal 1550-1700 , catalogue d'exposition, Washington, 1988, p 186).. Oppenordt était au service des  Bâtiments du roi Cronström et, l'envoyé suédois, mentionne dans une lettre de 1694 que «Bérain a des desseins admirables et d'artisans qualifiés. Compte tenu de plusieurs connexions supplémentaires entre Bérain et Oppenordt, par exemple la commode en forme de sarcophage à la Wallace Collection, il est possible que Cronström faisait référence à Oppenordt (Pradère, op. cit. , p. 63 et fig, 10). Une commode offert anonyme, dans ces chambres, 15 Juin 1995, lot 50, et attribué à Oppenordt a des panneaux similaires de feuillage de défilement. Une question liée bureau plat a été vendu de manière anonyme, Monaco Sotheby, 13 Décembre 1997, lot 26.

commode


 Superbe commode , elle fait aujourd’hui le bonheur d’un particulier français. Présentée dans son «jus», elle arbore des chutes en gaines décorées de têtes de béliers proches des modèles réalisés par Alexandre-Jean Oppenordt (vers 1639-1715) dont une commode venant de l’ancienne collection Jaime Ortiz Patino. Originaire de Gueldre, ville des Pays-Bas, notre artiste s’installe à Paris dans l’enclos privilégié du Temple. De son mariage avec Judith Favier naîtra Gilles-Marie (1672-1742), le célèbre architecte et ornemaniste de la Régence. Naturalisé en 1679, Alexandre-Jean Oppenordt logera cinq ans plus tard au Louvre, livrant notamment de précieux cabinets en marqueterie pour le château de Versailles.
 Devenu ébéniste ordinaire du roi, il travaillera au début du XVIIIe pour une clientèle aristocratique, tel le comte de Toulouse, père du duc de Penthièvre.
 Avec André-Charles Boulle et Jean Berain, Alexandre-Jean Oppenordt est l’un des principaux précurseurs du style Régence, comme l’illustre notre commode à la silhouette élégante et aux motifs décoratifs raffinés.
Clermont-Ferrand, jeudi 10 juillet 2008.


 
 
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Alexandre-Jean Oppenordt 1639-1715

 
 
  • Attribué à Alexandre-Jean Oppenordt ( 1639 - 1715 )
  • France
  • c. 1710
  • première-et de contre-partie marqueterie Boulle de laiton et de tortue, en bronze doré, noyer et d'ébène
  • Taille : 85 x 132 x 73 cm

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    mardi 19 mars 2013

    Les journée Européennes des métiers d'art



    Les journée Européennes des métiers d'art seront les 5, 6, et 7 avril prochain

    En poussant la porte de leur atelier, vous entrez un peu dans leur intimité. Alors profitez-en ! Touchez la matière, regardez les outils, saluez l’audace d’une forme ou l’originalité d’un décor. Ces hommes et ces femmes de talent répondent à vos questions
    Des démonstrations de savoir-faire vous permettent d’observer les professionnels à l’ouvrage...


    http://www.journeesdesmetiersdart.com/accueil







    Les journée des métiers d'art s’incarnent aussi dans de nombreux lieux liés au patrimoine et à la création (monuments nationaux en cours de restauration, musées, châteaux, places publiques...). Chaque région propose un programme singulier en fonction de son histoire, de ses traditions et de son potentiel créatif.


    lundi 4 mars 2013


    Le Grand Trianon vers 1700, Versailles


    Le Grand Trianon par Jules Hardouin-Mansard, construit en 1687 sur demande de Louis XIV au sein même du parc du château de Versailles.

    religieuse Louis XIV ébène et bronze doré Pendule astronomique

    religieuse d'une rare louis xiv boullework, ébène et bronze doré Pendule astronomique remarquable et
    ANTOINE GAUDRON, PARIS. Vers 1685


    marqueterie de volutes, fleurs et un vase, surmonté de quatre petites urnes à  flambeaux fleurons  et quatre autres  urnes à  flambeaux  aux angles saillants, au-dessus de feuillages percés jeté en bronze doré galerie, chaque angle d'une colonne de départ avec chapiteau corinthien en bronze doré, au-dessus d'un socle à gradins , avec arcades panneaux vitrés sur les côtés dans des cadres en bronze doré, avec châssis conforme à la porte d'entrée; porte clé

    Cadran: noir velours et appliqué avec une monture de défilement et butin centré par un ouverture pour démarrer le pendule, avec partie inférieure signé GAUDRON PARIS , l'anneau de chapitre avec anneau minutes entièrement gravées externe et les heures calibrées IIII-XII-VIII pour indiquer les heures du jour, la partie inférieure finement gravée de rinceaux sur un terrain emmêlés et avec anneau en indiquant les jours du mois, à tour de rôle centré par un disque gravé phase de lune, l'âge de la lune indiqué par un pointeur en acier bleui, un disque en acier bleui tournant au-dessus de marqueterie en laiton avec une aiguille des heures amphidrome pour montrer l'heure pendant les heures de la nuit et du jour, les procès-verbaux en cours de lecture d'une main en acier bleui passer la bague extérieure, le disque tournant également avec indication soleil levant et tombant contre les inscriptions incrustées donnant le mois approprié et le symbole zodiacaux, est de montrer l'altitude du soleil tout au long de l'année, avec des incrustations de lignes circulaires sur le disque en cours d'exécution à un panneau central calibré 4-8 deux fois et gravé LEVER / COUCHER , pour indiquer le lever et le coucher du soleil tout au long de l'année

    MOUVEMENT: d'une durée de deux semaines, avec des plaques rectangulaires rejoints par cinq vase en forme de back-épinglés piliers, échappement à verge avec suspension soie et les joues cycloïdaux, calibré countwheel et bleui cage d'acier pour grève grève heure et demi-heure sur la cloche ci-dessus, la plaque arrière a également signé Gaudron Paris

    Provenance Wuppertaler Uhrenmuseum, Elberfeld-Wuppertal, en Allemagne.



    Antoine Gaudron (c.1640- 1714) a été reçu en tant que maître de Saint-Germain-des-Prés entre 1660-1665 puis à Paris en 1675, où il a été "Juré" 1690-1692 (la guilde des horlogers parisiens était régie par la Jurande, composé de quatre membres appelés jurés ou garde-visitors , élu pour deux ans à la fois). En 1698, il s'est établi  Place Dauphine à "La Perle" en 1698 puis à "La Renommée" en 1709.

     Il fut l'un des horlogers les plus talentueu de Paris et mourut riche, laissant plus de 174.000 livres.
     Il a inventé des mouvements exceptionnels avec des fonctions multiples et selon son fils Pierre en 1688 il a fait «un régulateur ... qui a suivi équations au moyen d'une courbe qui a soulevé ou abaissé l'horloge », ce qui en ferait la première Horloge à équation française, bien que l'invention n'est pas été confirmée par d'autres preuves.
    Gaudron a épousé Anne Baignoux en 1671 et était le père de à Pierre et Antoine II, aussi horlogers, et à Marie-Anne, qui a épousé Guillaume Hubert, marchand orfèvre à la Reine d'Angleterre. Voir Augarde, op. cit. p.319.
    L'utilisation des fonctions astronomiques sur les horloges de cette période est extrêmement rare. Kjellberg (p.48) montre une horloge par Cogniet avec phase de lune et il ya d'autres exemples connus de cette fonction mais pas les indications solaires. La plaque signature distinctive de l'horloge actuelle peut être comparée à des exemples de Thuret (p.138 Tardy et Mühe / Vogel p.90) et une autre sur le cadran d'une horloge de parquet par Pierre Duchesne (au cas par André-Charles Boulle) datant à partir c.1685 (Augarde p.248).




    Autre religieuse faite vers 1870.
     




    Le mobilier Louis XIV récoltait en 2009 quelques bons résultats, à commencer par les 48 000 € du bureau mazarin reproduit, marqueté sur trois faces









    Une commode mazarine en placage d’ébène et bois noirci à décor de feuilles de laiton ajouré dans le goût de Berain (l. 112 cm) obtenait pour sa part 31 000 €.

    Elle ouvre par trois rangs de tiroirs, possède des montants en console terminés par des sabots et se distingue par le décor de son plateau, figurant un fumeur assis.

    Elle a appartenu au début du siècle précédent à la baronne Schickler, puis par descendance au comte Christian de Pourtalès-Schickler.