mercredi 7 décembre 2011

musée de Francfort

Marqueteries en bois exotiques, bronze ciselé et écailles de tortue: un musée de Francfort (ouest de l'Allemagne) consacre une première rétrospective mondiale au Français André-Charles Boulle (1642-1732), ébéniste génial de Louis XIV.
Avec près de 150 pièces, l'exposition du Musée des arts décoratifs retrace la carrière de l'ébéniste, fondeur, ciseleur, doreur, sculpteur et marqueteur ordinaire du Roi-Soleil, inspirateur d'un nouveau style pour les cours européennes.


 
"Il fut le premier à assembler des meubles avec de la sculpture", explique Ulrich Schneider, le directeur du musée.

commode



Pair Boulle Inlay Commodes Chest Drawers Louis XV






 

Coffret en ivoire et marqueterie "Boulle".

Coffret en ivoire et marqueterie "Boulle". France, époque Louis XIV.
photo Marc-Arthur Kohn
Bâti de chêne, ivoire, écaille, cuivre et étain. H. 13, 5 cm, L. 31, 5 cm, P. 17, 5 cm - Estimation : 25 000 - 30 000 €
Ce rare et précieux coffret de forme rectangulaire est composé d'un mélange de matériaux que l'artiste a harmonieusement combiné pour créer un jeu de contrastes entre la blancheur du placage de l'ivoire, la vivacité de l'écaille rouge et l'aspect métallique du cuivre et de l'étain.
Sur toutes faces, un décor en étain et cuivre sur fond d'écaille rouge réalisé en marqueterie «Boulle» est encadré d'un double ondoiement en ivoire sculpté.
Le raffinement de cet objet se prolonge jusque dans les quatre petits pieds qui le soutiennent et qui adoptent une forme très originale d'une grande élégance.
Le couvercle est agrémenté d'une poignée de préhension annelée en bronze doré. Si le décor de notre coffret demeure classique et caractéristique de l'époque Louis XIV, l'artiste a su faire de cet objet simple un véritable chef-d'oeuvre de grand luxe.
 
La rareté se manifeste par l'utilisation du placage d'ivoire mouluré et sculpté avec finesse et raffinement, très peu courante à l'époque pour cette catégorie d'objet ainsi que dans la réflexion menée par l'artiste pour associer et faire vibrer les différentes couleurs des matériaux utilisés.
 
Marc-Arthur Kohn

cabinet d’époque Louis XIV de l' Ateliers du Louvre

La marqueterie André Charles Boulle est le maître incontesté.
Des meubles somptueux, enrichis d’incrustations en bronze, en cuivre et en étain sur de l’écaille, seront réalisés dans les ateliers du Louvre et imités dans toute l’Europe.

 Des bois aux couleurs variées et contrastées sont utilisés : le jaune de l’amandier et du buis, le blanc pur du houx, le rouge du poirier, la gamme des bruns allant jusqu’au noir du noyer….



Ateliers du Louvre
La magnificence de ce cabinet d’époque Louis XIV n’était pas le seul facteur à expliquer l’engouement suscité, une bataille d’enchères le portant à 250 000 € sur une estimation haute de 120 000. Fait rare pour un meuble de cette époque, il est resté jusqu’à nos jours dans une famille baronniale. C’est un mousquetaire du Roi-Soleil, Jean de M., qui l’a acheté. Le cabinet a ensuite suivi cette famille au service des ducs de Lorraine, meublant leur propriété de Haute-Marne avant d’échoir au XVIIIe siècle dans leur château bourguignon. Selon la tradition familiale, il s’agit d’une production des ateliers du Louvre, installés dans la "grande galerie du bord de l’eau" voulue par Catherine de Médicis mais achevée seulement en 1609 par Henri IV. Le Vert Galant est à l’initiative de l’institution des galeries du Louvre, destinées à accueillir les meilleurs artistes qui échappent de cette manière aux règles strictes imposées par les corporations. André-Charles Boulle peut ainsi être tout à la fois ébéniste, fondeur, ciseleur et graveur, chose impossible dans son atelier de la rue de Reims.

Vente du Mercredi 8 juin 2011, salle 1 – Drouot-Richelieu

Dos d'ane

Riche BUREAU DOS D'ANE, dit secrétaire en pente, d'applique en bois de placage. Ornementation de scènes en marqueterie de Boulle - sur les trois faces - de laiton et écaille rouge, à décor à la Bérain, d'amours, de rinceaux, d'entrelacs et de personnages équestres.
Il ouvre à un abattant dissimulant un jeu de tiroirs et un niveau de deux tiroirs en ceinture. Piètement cambré.
Ornementation de bronzes : sabots, astragales.

Beau travail ancien de style XVIIIème, restauré.

Haut. 105, Long.120, Prof. 56 cm.

Provenance : château du Berry.
COFFRET À COURRIER en placage d'écaille rouge à décor de rinceaux, aigle et vases en cuivre. Travail dans l'esprit d'André-Charles BOULLE.

Régence, XVIIIème siècle.

Haut. 12, Larg. 29, Prof. 23 cm.

Provenance : collection vendômoise.
1 800€

VITRINE par Nicolas SAGEOT


VITRINE ouvrant à deux portes à traverse médiane. Étagère centrale à deux tiroirs. Riche décor en marqueterie Boulle en partie et contre-partie d'écaille brune, ornée de motifs à la Bérain de grotesques, oiseaux, singes savants et rinceaux feuillagés. Corniche saillante et base plinthe à débord. Côtés en placage de bois noirci à filets de laiton à motifs géométriques.
Estampillée plusieurs fois "NS".

Louis XIV. Début XVIIIème.

Haut. 251, Larg. 153,5, Prof. 45,5 cm. Restaurations.

NS pour Nicolas SAGEOT( né en 1666), reçu Maître ébéniste en 1706.

Provenance :
ancienne collection des ducs de Lévis-Mirepoix au château de Léran en Ariège.

Ce motif à la Bérain se rencontre fréquemment dans l'oeuvre de Sageot. La première partie du faux dormant et de la corniche se retrouve par exemple sur une armoire estampillée NS, vendue à Londres, Christie's, en 1987.
Voir Pierre Grand in L'Objet d'Art, février 1993.
 
prix 47 000€

ENCRIER


ENCRIER de forme rectangulaire en marqueterie dite de Boulle. Large terrasse accueillant deux encriers en cristal de part et d'autre d'un casier fermé d'un couvercle. À l'arrière, un large casier ouvert. L'ensemble repose sur une plinthe en doucine.
Napoléon III. (mnques)
Haut. 10, Larg. 36, Prof. 26 cm.

Encrier




 
Encrier rectangulaire en bois, bronze doré et marqueterie dite Boulle de laiton et écailles de tortue à motifs de lambrequins et rinceaux, comprenant quatre compartiments : un porte plumier et rangements divers marquetté, un porte plume, un porte-godet et un poudreur en métal doré.
Style Louis XIV, fin du XIXème-début XXème.
Haut. 7, Larg. 17, Prof. 12 cm

Travailleuse XIXém

 
TABLE TRAVAILLEUSE en marqueterie dite "de Boulle". Placage d'écaille rouge en première partie et filets de laiton ; placage d'ébène et de bois noirci. Sur le plateau, monogramme "B.L." Elle ouvre par un abattant foncé d'un miroir, découvrant un intérieur avec casier en placage de palissandre, et par un tiroir en partie inférieure. Pieds cambrés. Garnitures de bronzes ciselés et dorés, telles que lingotières, chutes d'angles, sabots de pieds. Signée sur la serrure : "TAHAN, Manufacturier à Paris".
Style Louis XV, deuxième moitié du XIXe.
Haut. 71,5, Larg. 59, Prof. 42 cm.


Ce modèle, par sa forme et son ornementation de bronzes dorés, peut être rapproché d'une petite table travailleuse en bois de placage, réalisée par Tahan vers 1850-1860, reproduite dans l'ouvrage de Denise Ledoux-Lebard, Les Ébénistes du XIXe siècle,





plateau



MEUBLE à HAUTEUR D'APPUI dans le goût de BOULLE.

MEUBLE à HAUTEUR D'APPUI dans le goût de BOULLE.



En placage d'ébène, il ouvre par deux vantaux marquetés en première partie de laiton sur fond d'écaille. Très riche ornementation de bronzes ciselés et dorés, dont allégories des Saisons : Cérès pour l'été, Bacchus pour l'automne, sur les portes et le dormant. Autres bronzes répartis en des points stratégiques sur le placage d'ébène : corniche à oves, masques de vieillard, angles à rosettes, baldaquin en dais, cul-de-lampe, charnières et pentures. Dessus de marbre noir encastré.

Style Louis XIV, fin XIXème.

Haut. 120, Long. 131, Prof. 50 cm. (petits accidents et manques ; marbre accidenté).

Références :
À rapprocher des productions d'André Charles Boulle (1642, Gueldre - 1732, Paris).
Pour les bronzes des Saisons, voir notamment la paire de meubles à hauteur d'appui provenant d'une saisie révolutionnaire chez la duchesse de Noailles, conservée maintenant à Versailles.




Provenance :
- Ancienne collection de Maillé (étiquette manuscrite ancienne sur le bâti).
Cette famille, qui compta parmi les plus anciennes et illustres maisons de Touraine, a fourni cinq chevaliers-croisés, des dignitaires ecclésiastiques et des fonctionnaires importants.
Maillé a pris le nom de Luynes au XVIIe siècle quand Charles d'Albert de Luynes, le favori de Louis XIII, s'est fait attribuer un Duché autour de la ville dénommée alors Maillé.
Au début du XVIIe siècle, une branche de cette famille devient célèbre : les Maillé-Brézé quand Urbain de Maillé-Brézé épouse Nicole, la sœur du futur Cardinal de Richelieu.

- Succession Madame Valson de Vendôme ; Maître Buisson, notaire.
 
 
 
 

BUREAU à GRADIN


BUREAU à GRADIN d'après un modèle de BOULLE, en placage de palissandre et incrustations d'étain. Il comporte un gradin en partie supérieure, ouvrant par une porte centrale, six petits tiroirs et six autres plus grands aux extrémités. Corniche en doucine, comprenant un casier à secret. Le plateau supérieur coulissant découvre une écritoire garnie de velours rose et comportant trois tiroirs dans le fond. Trois tiroirs en ceinture. Repose sur huit pieds gaines, réunis par deux entretoises.
Riche décor de rinceaux et de cartouches feuillagés en incrustations d'étain. Bases et chapiteaux des pieds gaines en bois sculpté de feuillages et doré.

Style Louis XIV, seconde moitié du XIXème.

Haut. 138,5, Larg. 133, Prof. 79 cm (petits manques et restaurations au placage).











 

Provenance : belle collection bordelaise.

Un bureau au piétement similaire par André-Charles Boulle (1642, Gueldre - 1732, Paris), datant de la fin du XVIIe siècle, est conservé par le Centre des Monuments Nationaux dans la chambre de Louis XIII, au château de Jossigny en Seine-et-Marne.








Estimation : 5 000 € - 8 000 

Pendule «cartel» d'une femme portant un livre avec la devise «Un seul suffit».

 
 
Pendule «cartel» à marqueterie boulle rehaussée de bronzes. Cadran à cartouches. Le sommet est surmonté d'une figure allégorique et la porte, d'une femme portant un livre avec la devise «Un seul suffit». Avec une console de même époque. France, XVIIIème.

Estimation: 3000 CHF - 6000 Francs suisse
 

cartel en écaille brune surmontée d'une Minerve




Important cartel en écaille brune, laiton ciselé et gravé, et riche ornementation de bronzes. Cadran à douze plaquettes de faïence inclus dans une boite aux côtés incurvés surmontée d'une Minerve en pied. Montants à terme de femme terminés par des volutes et posé sur quatre chevaux. Socle mouvementé à chutes de drapés et piètement feuillagé -

Epoque Napoléon III (petits manques, vitre cassée)
Haut. 106 cm - Larg. 59 cm - Prof. 27 cm

cariatide

Adjudication : 4 500 €


http://www.rennesencheres.com/